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La filière maraîchère angevine


Les origines du bassin de production


C’est à l’initiative du Roi René que l’Anjou devient le jardin de la France en voyant s’acclimater sur son territoire des espèces florales, fruitières et potagères.


Les grands chantiers du XIXème siècle


La production maraîchère se répartit en trois zones cultivées :
- Angers sud est : (St Laud Frémur, Ponts de Cé), où se cultivent artichauts, melons et fraises.
- Mazé : présentant des conditions pédologiques (ancien lit de la Loire, alluvions, sables) et climatiques (chaud et sec) propices à la culture de légumes variés : asperges, melons, navets, carottes, betteraves, laitues, salsifis, ail, échalotes, oignons, millet … qui sont acheminés pour être vendus à Angers.
- Brissac : navets, choux, carottes, betteraves, poireaux, ail, échalotes, salsifis… qui sont vendus sur place.

1850 : Arrivée du chemin de fer à Angers.
1868 : Premiers envois de fraises vers Paris par le chemin de fer. Approvisionnement de la capitale par 5 envois par an.
1877 : Spécialisation de la région saumuroise sur la fraise.
1842-1903 : La superficie consacrée au maraîchage est multipliée par 2.
          1842 : 6 000 ha de cultures maraîchères dans le département.
          1903 : 15 000 ha.


Le XXème siècle et l’organisation de la production


Depuis 1900, la production s’est organisée autour de structures coopératives et syndicales qui ont permis d’augmenter le pouvoir de commercialisation des maraîchers.

Chronologie des structures de commercialisation :
1905 : Naissance de l’Union des Maraîchers Angevins (UMA).
1931 : Création d’un syndicat de producteurs légumiers à Allonnes. 1946 : Création de la Coopérative Horticole et Maraîchère Angevine (CHMA)
1962 : Création de la Pont de Céaise qui absorbera la CHMA en 1982 et deviendra Fleuron d’Anjou après fusion avec la coopératiove de Varennes sur Loire en 1992.
1969 : Fusion de la coopérative légumière avec la coopérative de graines et de blé, sous le nom de la CAFPAS (Coopérative Allonnaise Fruits Primeurs Approvisionnement Semences)
1970 : Naissance du syndicat des producteurs légumiers de Doué la Fontaine
1972 : Groupement des producteurs de Saumur
1979 : Transformation du syndicat des producteurs légumiers de Doué la Fontaine en coopérative qui, par la suite, s’équipera d’une station de transformation et de conditionnement en 4ème et 5ème gamme.
1982 : La Pont de Céaise rachète la CHMA.
1983 : Naissance de la SAVIPRIM.
1986 : Naissance de la marque Rosée des Champs par la coopérative de Doué.
1992 : La Pont de Céaise reprend les activités de la coopérative de Varennes et devient Fleuron d’Anjou.
1999 : La SAVIPRIM fusionne avec Fleuron d’Anjou.


Depuis les années 90...


Petit à petit, la production s’est relocalisée autour de Saumur. La région d’Angers s’est orientée vers l’horticulture ornementale et la région de Saumur a développé la production maraîchère en offrant plus de 60% de la production du département.
Selon l’audit maraîcher de 1993 mené par la Chambre Départementale d’Agriculture, 41% des exploitants commercialisent leurs productions via une coopérative, 52% sont indépendants et livrent leurs productions au MIN et aux grossistes et 6% ont choisi la vente directe et les circuits courts.
Le récent repérage des producteurs du Maine-et-Loire mené par l’ADASEA montre que 40% des producteurs en activité sont âgés de plus de 50 ans. En parallèle, il est établi qu’un maraîcher sur 12 a une succession assurée. Ce sont donc plus de 60% des maraîchers qui cherchent un successeur ou s’interrogent sur les possibilités d’installation sur leur exploitation.

Partant de ces constats, il est important de :
- renforcer les structures d’exploitation en favorisant la transmission et en revalorisant les métiers du maraîchage,
- renforcer les stratégies de promotion des produits en améliorant l’image des produits et mieux organiser la gestion de l’offre.



Source : G. Besnard, 2000. La recherche. In : L'Horticulture angevine des origines à l'an 2000. 493-537. Société d'Horticulture d'Angers


Depuis l'automne 2007...


Un plan de relance et de modernisation de la filière maraîchère est mis en place autour des missions suivantes  (6 axes de travail privilégiés) :

- la formation d’un groupe de professionnels leaders,
- le renouvellement des actifs (chefs d’exploitation et salariés),
- la formation des actifs (chefs d’exploitation et salariés),
- les coûts de production,
- la qualité et l’homogénéité des produits,
- la valorisation des travaux de recherche.

Pour chaque axe de travail, les actions sont menées en concertation avec les maraîchers et les organisations professionnelles.


Les exploitations maraîchères du département


Démarche prospective sur l’évolution de la production légumière en Maine-et-Loire :

- 581 exploitations légumières,
- 2 500 ha de légumes de plein champ ou sous abri,
- 266 emplois permanents en plus des chefs d’exploitation,
- Grande diversité de légumes cultivés,
- Savoir-faire reconnu mais de moins en moins reconnu ? (explications dans l’historique).



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Typologie des exploitations


Les entreprises au service des maraîchers


Les diverses organisations de producteurs, avec leurs différentes stratégies, laissent libre choix aux maraîchers qui sont pour 41% d’entre eux affiliés à une structure coopérative et pour 52% indépendants. Les 6% restant optent pour la vente directe ou les circuits courts.

* MIN (Marché d’Intérêt National) : les « apporteurs » sont très variés (fruits, légumes, viande, poisson, fleurs). Plate-forme logistique de transfert de produits des producteurs aux distributeurs.

* OP (coopératives agricoles) : les maraîchers livrent leur production qui est ensuite conditionnée, transformée et distribuée.
Pour en savoir plus sur l’organisation de la filière, cliquez sur le document ci-dessous (format pdf).

La filière maraîchère
 

La culture légumière à l'heure du Développement Durable


La politique de la Chambre Départementale d’Agriculture en terme de Développement Durable inclut bien évidemment les systèmes de production de cultures spécialisées telles que les légumes.

Pour les maraîchers, il s’agit de concilier : 
des techniques de production limitant le recours aux intrants chimiques et l’utilisation raisonnée de la ressource en eau,
- la gestion économique de l’exploitation en se tenant informé des marchés,
- la gestion des ressources humaines.