
Le Maine-et-Loire est le troisième département français (derrière la Marne et la Saone et Loire) en surface agricole utilisée. En Anjou, l'activité agricole s'exerce sur 64 % de la superficie, soit 457 000 hectares. Sa particularité ? la diversité de ses productions et filières.
A l'ouest, dans le Segréen et les Mauges, bocage rime le plus souvent avec élevage. Dans le Saumurois et le Layon, l'élevage au sud fait place à la production viticole en remontant vers le Nord. Tandis que le Baugeois, région intermédiaire entre les bassins armoricain et parisien, alterne entre élevage et productions végétales, la vallée de la Loire est elle l'un des plus importants secteurs français de semences et de plants, de production maraichère et horticole.
Sur la scène internationale, la reconnaissance de la place angevine du végétal se traduit désormais par un pôle de compétitivité à vocation mondiale labellisé en 2005 : Végépolys.
En Maine-et-Loire l'agriculture représente un chiffre d'affaires d'1,5 milliard d'euros. Les différentes activités agricoles emploient 7 % des actifs du déprtement soit 21 000 emplois en equivalent temps plein, autant que le secteur du bâtiment.
Avec 8 250 exploitations, d'une surface moyenne de 55 ha, le département s'élève au 7ème rang national.
Une installation pour deux départs, soit un taux supérieur à la moyenne nationale. Deux installations sur trois sont le fait d'enfants d'agriculteurs. Mieux formés, mais s'installant plus tard, les chefs d'exploitations agricoles ont en moyenne 46 ans.
En Maine-et-Loire, l'agriculture biologique compte 340 exploitations installés sur 15 700 ha soit 3,3 % de la SAU du département. représentant actuellement 4,2 % des entreprises agricoles de l'Anjou, la filière biologique voit son nombre de producteurs augmenter chaque année, avec de plus en plus de conversions.
Depuis 20 ans, de nombreux agriculteurs se sont lancés dans la vente directe dite en circuits courts. Aujourd'hui 1 618 entreprises sont concernées par ce type de commercialisation. Le souhait d'une relation directe avec le consommateur, d'une meilleure valorisation du produit et d'une réponse à une attente du public sont autant de raisons qui ont encouragées ces agriculteurs à développer la vente directe.